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Mardi 19 février 2 19 /02 /Fév 08:21

Keikuchi's blog a déménagé. Retrouvez toutes les critiques des films sur Keikuchi.com

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Par Keikuchi
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Mercredi 30 janvier 3 30 /01 /Jan 17:03
Bienvenue sur mon blog!  http://www.wikio.fr   

Passionné par le cinéma depuis toujours, ce n'est que récemment que je me suis véritablement immergé dans la culture cinématographique ou tout du moins essayer de m'y plonger. Plus que le divertissement pur, j'aime à admirer la mise en scène et la photographie d'un film. Un film est pour moi fait pour être vu et revu. Je viens de finir mon premier bouquin entièrement consacré à l'étude d'un film (Kubrick's 2001, A Triple Allegory, Leonard F. Wheat) et cela n'a fait que me confirmer que le monde cinématographique est décidément plus que passionnant!

L'objectif premier de ce blog a été de conseiller des films qui me font aimer le cinéma. Cependant, les films récents ont pris une place prépondérante depuis que je suis abonné à l'UGC Illimité mais attention, je n'oublierai pas de poster des critiques sur des films plus anciens qui me tiennent à cœur à l'image de The Fall de Tarsem Singh ou de The Air I Breathe de Jieho Lee qui sont pour moi incontournables et dont j'ai déjà écrit une critique!

Pour vous y retrouver plus facilement, vous pouvez consulter mon Index des films - Keikuchi's Blog.

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Les critiques à venir:
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La bande-annonce du moment: The Artist de Michel Hazanavicius.


N'hésitez pas à poster des commentaires, des critiques de mes critiques et des conseils de films! C'est bien à cela que servent les blogs: partager nos coups de coeur afin d'en faire profiter d'autres amoureux du cinéma. Sur ce, je vous souhaite une très bonne visite!
Par Keikuchi - Publié dans : Films
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Mercredi 30 janvier 3 30 /01 /Jan 16:55

Les Bêtes du Sud Sauvage de Benh Zeitlin en deux mots: Durement optimiste.

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L'histoire: Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s'emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d'aurochs. Avec la montée des eaux, l'irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.

http://fr.web.img3.acsta.net/medias/nmedia/18/90/05/73/20124426.jpg Les Bêtes du Sud Sauvage

Parmi mes 4 films coup de cœur de l'année 2012 (Bellflower, Les Bêtes du Sud Sauvage, Cosmopolis & Martha Marcy May Marlene), 3 sont des premiers films. Autant dire que j'attendais du sang frais cette année. Un peu d'originalité, de la prise de risque et peut-être même un peu de maladresses afin de rendre le tout plus authentique. Les Bêtes du Sud Sauvage répond largement à cette attente. Le film mélange la réalité d'une communauté vivant en autarcie du monde moderne avec l'imaginaire d'une petite fille. Sous ses airs de conte pour enfants, le film réussit une authenticité extrême en évitant d'édulcorer la dureté de la situation ou de compremettre les convictions des personnages. Au revoir la princesse sans saveur qui attend que les choses se passent, Hushpuppy agit plus qu'elle ne subit. La compréhension du monde qui l'entoure est sa source d'existence et notre source d'espoir à travers le film quand les choses vont de mal en pis. Le scénario pourrait laisser présager un film catastrophe ultra-dramatique: on a une innondation, une disparition, une évacuation... mais malgré tous ces éléments, on ne peut s'empêcher d'être toujours optimiste. Les personnages ne se laissent jamais abattre et c'est ce qui fait la force du film. Tels les aurochs qui se réveillent, les personnages se révèlent.

Les bêtes du Sud Sauvage Les Bêtes du Sud Sauvage

Comment parler de la relation père-fille des Bêtes du Sud Sauvage sans évoquer la relation père-fils du film Alamar de Pedro Gonzalez-Rubio. Quand cette dernière prend un caractère d'instinct protecteur, c'est le caractère d'instinct de survie qui est développé dans les Bêtes du Sud Sauvage. Toujours est-il que l'on parle d'instincts primaires que le père transmet à son enfant. On retrouve d'ailleurs une scène similaire dans les deux films lorsque le père apprend à l'enfant à pêcher. L'apprentissage est beaucoup plus violent dans le film de Benh Zeitlin mais le lien filial est tout aussi fort. Étant un grand fan de ce thème, je ne pouvais qu'être complètement emporté et ça n'a pas raté.

Les Bêtes du Sud Sauvage Les Bêtes du Sud Sauvage

Pour finir, évitons de développer ce qui a certainement déjà été développé plusieurs centaines de fois à savoir que Quvenzhané Wallis est une découverte, blah, blah, blah et concentrons nous plutôt sur cette première réalisation. Il se dégage une émotion assez folle du film. La musique, la photographie, le mouvement, tout est assez fluide pour que l'on rentre rapidement et entièrement dans l'histoire. La première partie est d'ailleurs indéniablement une de ces séquences de films qui font plaisir à voir sans que l'on puisse trop l'expliquer. Une petite analogie musicale personnelle: toute la séquence d'introduction me fait ressentir le même besoin de sourire que lorsque j'écoute un morceau de Beirut. Il se passe alors quelque chose d'inexplicable qui fait se sentir tout de suite beaucoup mieux. Comme pour Beirut où on ne sait pas trop si c'est la trompette, les cordes, la voix, l'explication du pourquoi du comment est assez futile. Il suffit de savoir profiter et laisser cette partie de mystère à la magie du moment.

 

À voir abolument. Si mêmes mes parents l'ont vu, il n'y a vraiment aucune raison pour que vous ne le fassiez pas! :p

Par Keikuchi - Publié dans : Drame
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Mercredi 19 octobre 3 19 /10 /Oct 19:02

Contagion de Steven Soderbergh en deux mots: Outrageusement simpliste.

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L'histoire: Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on "cache la vérité" à la population…

Contagion Contagion

Une nouvelle fois, Steven Soderbergh fait office de passager clandestin avec Contagion. Et que je t'en mets encore plein la vue avec ma ribambelle de stars pour faire oublier l'inexistence de la mise en scène. Ce qui fonctionnait un minimum dans Ocean's Eleven par la légèreté du sujet passe beaucoup moins avec Contagion qui en devient l'exemple flagrant de ce qu'il ne faut pas faire en terme de mise en scène et de narration tout simplement. Tout est exagéré: les plans, d'une longueur impensable, sur les verres ou sur les poignées des portes sont une torture intellectuelle. À en croire que le public est assez demeuré pour ne pas comprendre comment un virus se transmet... Même chose pour le déroulement de l'intrigue, on nous prend par la main étape par étape, la subtilité n'est vraiment pas le fort du réalisateur. Et ce n'est pas un problème en soi car des bons films sans subtilités il y en a. Notamment, le dernier film de ce même réalisateur: The Informant! qui est tout simplement fun du début à la fin.

Contagion Contagion

La seule chose qui aurait pu être intéressante dans Contagion c'est la fine frontière entre la réalité et la fiction. On pourrait croire au départ que c'est un récit de l'épidémie du H1N1 à l'image des films qui relatent des faits historiques tel que Vol 93 de Paul Greengrass. Et si c'était le cas, cela aurait pu expliquer l'excès d'explication de la part du réalisateur comme tout documentaire "basique" se doit de faire (je ne parle pas des bons documentaires qui se passent facilement d'explications). Cependant, très vite, comme on comprend que c'est une fiction, le film énerve de plus en plus jusqu'à un détachement extrême qui nous empêche clairement d'entrer dans la dimension catastrophique du film.

Contagion Contagion

Les acteurs sont tous bons mais tout est vraiment gâché par la mise en scène. Après avoir réuni cet énorme casting, c'est quand même dommage de ne pas en profiter... Un bon gâchis de la part du réalisateur. Sans parler du plus ridicule du film: la dent de travers ajoutée à Jude Law. Si le film avait été un récit de faits réels, ok. Pourquoi pas si la vraie personne avait un problème de dentition mais là je ne comprend vraiment pas... Un film qui à mon avis sera vite oublier et c'est tant mieux.

Par Keikuchi - Publié dans : Thriller
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Mardi 4 octobre 2 04 /10 /Oct 18:30

Drive de Nicolas Winding Refn en deux mots: Sensiblement excitant.

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L'histoire: Chauffeur pour malfaiteurs la nuit et cascadeur pour des films la journée, le "driver" est un pro de la conduite. Lorsqu'il fait la rencontre d'Irene sa voisine, les choses se compliquent pour lui. Entre histoire de romance et de vengeance, le "driver" se voit obliger de régler méthodiquement tous ses problèmes un à un.

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C'est pas compliqué, avec Drive, Nicolas Winding Refn prouve son génie. Je l'ai déjà vu deux fois au cinéma et je ne vais pas me priver pour le revoir encore et encore dès demain. Le réalisateur a su mélanger tout ce que j'aime dans le cinéma: une superbe photographie, des acteurs charismatiques, une bande son hallucinante, des scènes violentes bien orchestrées, des ralentis à la limite du kitch, une tension dans la parcimonie des dialogues, etc. En un mot, c'est LE film de cette année fait pour mes yeux. Le film déjà récompensé pour sa mise en scène à Cannes n'a pas fini de faire parler de lui pour sûr. Ryan Gosling parle déjà de déguisements d'Halloween qui reprendront la veste blanche au scorpion jaune et perso, je ne dirai pas non si on me l'offrait :). Si les films qui sortent un peu de l'ordinaire ne vous font pas peur, allez absolument voir Drive, vous serez bluffés.

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Le personnage principal, sans nom, est joué par Ryan Gosling qui, depuis Une fiancée pas comme les autres (ma critique), est sur ma liste des acteurs à suivre. À nouveau, l'acteur fait preuve de subtilité avec un rôle sensible et insensible à la fois. Le personnage, la plupart du temps silencieux, laisse son charisme parler pour lui et Ryan Gosling en a à revendre. Passer des moments romantiques aux moments d'extrêmes violences sans perdre de vue le personnage est une belle prouesse. C'est quand même assez dingue de rester sensible au personnage alors qu'on se demande parfois si lui-même n'est pas dépourvu de sensibilité. Ok, je me rends compte que c'est pas vraiment clair mais il suffit de voir le film pour comprendre ce beau paradoxe. C'est tout ce mélange de contradictions de genre qui fait que Drive est une belle réussite. Le film ne s'enferme pas dans le film de course poursuite ou le film romantique ou le film de gangsters, il prend des codes de ces différents genre et en fait une œuvre hybride qui fait bien plaisir.

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Ceux qui ont l'habitude de lire mon blog savent à quelle point je valorise la bande son d'un film. Dans Drive, la pop prend toute la place et donne au film une ambiance un peu kitch savoureuse. Dans un film où il n'y a au final que très peu de dialogues, la bande son se doit de transporter le public et je dois dire que le travail de Cliff Martinez (compositeur) et de Lon Bender (monteur son) est parfaitement maîtrisé. Il suffit de voir la première scène du film pour s'en rendre compte. En cadeau, un des morceaux du film que j'écoute en boucle:

Drive est pour l'instant LE film de l'année pour moi!! Et on est déjà à la fin de l'année... Hâte de le re-revoir au ciné, hâte de l'avoir en Bluray, hâte de voir tous les bonus qui y seront, hâte de le mettre dans un top des meilleurs films. En résumé, allez le voir. Ce serait dommage (un crime en fait) de le rater :D. Soyez prévenus tout de même, ceux qui n'aiment pas la violence pourraient avoir un choc sur certaines scènes (interdit aux moins de 12 ans et R-rated aux États-Unis).

Par Keikuchi - Publié dans : Thriller
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Lundi 3 octobre 1 03 /10 /Oct 17:11

Le festival Les Couleurs de la Toile revient pour sa 4ème édition. Le festival a lieu tous les premiers jeudis du mois au Studio des Ursulines à partir d'octobre 2011 jusqu'à juin 2012. Le festival s'intéresse cette année aux nouveaux cinéastes des années 2000. Entre Richard Kelly (Donnie Darko), Maïwenn (Pardonnez-moi), Quentin Dupieux (Steak), Tomas Alfredson (Morse) et bien d'autres, le festival nous offre 9 séances pour découvrir ou redécouvrir les premiers films les années 2000 qui les ont marqués.

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Pour la première séance c'est le très bon Donnie Darko de Richard Kelly qui sera projeté. Un rendez-vous à ne pas manquer pour la modique somme de 6€.

En attendant de vous y retrouver, ci-dessous la bande-annonce du festival:

Par Keikuchi - Publié dans : Rendez-vous ciné
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Lundi 3 octobre 1 03 /10 /Oct 16:29

Après maintes et maintes critiques sur la fiabilité de la plateforme de blog d'Allociné, le site spécialisé s'est enfin associé à Over-blog pour une gestion plus fiable bien que moins personnalisée. Il y a donc des points positifs et des points négatifs à cette migration.

Points positifs: Passer à une plateforme de blog aussi spécialisée qu'Over-blog permet beaucoup plus de libertés au niveau de la mise en forme du blog mais aussi au niveau du contenu notamment sur l'intégration de vidéos. L'intégration des vidéos de Dailymotion n'étaient pas possibles précédemment!

Points négatifs: Le plus gros avantage de la plateforme précédente c'était la facilité d'insérer des images de film provenant d'Allociné ainsi que le système de notes qui pouvait être directement intégré à l'article. Avec la nouvelle plateforme, on ne peut que rechercher des images sur Flickr et le système de notes a disparu.

La transition est plutôt ardue et doit être accompagné de pas mal de patience. Tous les brouillons ont été automatiquement publiés, les catégories n'ont plus plusieurs niveaux (Films => Comédie), toute la mise en forme est à adapter, des images d'articles ont disparu...

Mais un film m'a donné envie de sortir de ma cave et de reprendre mon blog après quelques mois d'inactivité!! Drive (!!) dont la critique sera postée la veille de la sortie du film au plus tard (demain donc).

En attendant, il va falloir pardonner l'aspect du blog et des articles :). Keikuchi's Blog est de retour!

Par Keikuchi - Publié dans : Films
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Dimanche 5 décembre 7 05 /12 /Déc 22:58
Harry Brown de Daniel Barber en deux mots: Violemment surprenant.



L'histoire: Ancien marine à la retraite, Harry Brown vit dans un quartier difficile de Londres. Témoin de la violence quotidienne engendrée par les trafics de toute sorte, il évite soigneusement toute confrontation et invite son vieil ami Leonard à en faire de même. Le jour où l’inspectrice Frampton lui annonce le meurtre de Leonard, Harry, dévasté, ne peut que constater l’impuissance de la police. Un soir, en rentrant du pub, il se retrouve face à un junkie qui le menace d’un couteau. Malgré les effets de l’alcool, Harry retrouve d’anciens réflexes.

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Avec un titre et un synopsis pareils, je m'attendais à un bon gros délire avec un vieux qui pète les plombs et commence à fusiller tout le monde. Imaginez ma surprise en me retrouvant devant un drame pur et dur. Ayant de plus vu Emily Mortimer dans le casting du film - Emily Mortimer étant une de mes actrices préférées depuis Une fiancée pas comme les autres et l'incontournable Match Point - je m'étais dit: "Chouette! Un rôle complètement improbable". Et bien, je m'étais vraiment fait un tout autre film dans ma tête. Après le premier effet de surprise passé, je me suis mis dans le film et je dois dire que ce fut une très belle surprise. À commencer par l'apparition du nom de Sean Harris dans le générique d'introduction. Sean Harris que j'avais vu à la Semaine de la critique dans l'excellent court-métrage Native Son de Scott Graham. Court-métrage sensible et dérangeant sur une histoire de nécrophilie dont je suis au jour d'aujourd'hui le seul fan sur la fiche Allociné et le seul à avoir bloguer dessus :p. Dans ce dernier, Sean Harris m'avait impressionné et même déconcerté par sa capacité à nous faire passer cet acte contre-nature. Son innocence et sa marginalité étaient touchantes en un sens. J'avais hâte de voir ce qu'il allait pouvoir me faire croire cette fois-ci. Et bam! Il se transforme en dealer/trafiquant aussi instable que terrifiant. La différence a été fatale, j'ai eu du mal à croire que c'était le même acteur! Il était méconnaissable. Et pour couronner le tout, sur la télé passent des images filmées d'actes sexuels avec des femmes complètement shootées à la limite de l'inconscience qui m'ont rappelé la scène dans Native Son et qui malheureusement donne à ce dernier une dimension beaucoup plus obscène que lorsque je l'avais vu. En tout cas, tout ça pour dire que Sean Harris est grand et j'ai hâte de voir ce qu'il va nous sortir par la suite!



Sinon, le film est classique dans ces revendications sociales mais très intéressant dans sa mise en scène. La première scène vu à travers l'objectif d'un portable est assez saisissante et le réalisme attendu est au rendez-vous. Certains plans sont absolument géniaux notamment celui dans la planque des dealers avec cette allée de plants de marijuana ou bien dans le tunnel au moment de la "vengeance". Ce policier est plutôt bien mené et brille vraiment par son originalité (je pense surtout au niveau du choix du héros car les "méchants" sont assez banales et caricaturaux finalement) et son audace au niveau de la violence. Moi, je suis ressorti convaincu mais personnellement, je ne sais vraiment pas à quel type de public il s'adresse exactement. Ce n'est pas vraiment un policier, pas vraiment un drame, pas vraiment un film d'action, c'est limite un film social mais si c'est vraiment cela il rate un peu son but car finalement le film est en parfait accord avec une expression plutôt déconcertante: "la violence appelle la violence et c'est très bien ainsi".


Par Keikuchi - Publié dans : Drame
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